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L'Eglise |
De la première église, on ne sait que peu de choses c'était une chapelle construite à l'ntérieur de l'enceinte du Château du Comte de Neuvecelle. Elle était surtout au service des gens du voisinage. Comme toutes les églises de l'époque, elle était orientée : le choeur vers le soleil levant, la porte d'entrée dans la cour du Château. Agrandie et réaménagée à plusieurs époques, il n'en reste qu'une partie du mur nord de l'église actuelle. Seul le cadastre de 1730 nous en donne le plan au sol.
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Église de Neuvecelle |
Presque toutes les églises reconstruites sous la monarchie Piémont-Sardaigne font partie du style néoclassique sarde. L'architecte en fût l'abbé ROUGE, curé de Saint Sigismond. La caractéristique des églises néo-classiques sardes est leur plan au sol : une croix latine, la croisée des transepts étant couverte par une coupole. Une autre caractéristique : de larges et puissants pilastres, couronnés d'une large corniche, supportent la voûte. La main d'oeuvre et notamment l'apport des pierres et du sable de la Dranse furent assurés par les paroissiens. Le clocher prévu par le plan de l'abbé ROUGE ne fût jamais construit. On installa simplement sur la façade un clocheton en zinc qui fût remplacé en 1896 par le clocher actuel construit par le curé ROLLIN.
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| Les autels latéraux sont en marbres, taillés à Montreux: la statue de St Joseph semble être du 18ème. Celle de la Vierge, certainement en stuc, fût offerte par Mademoiselle Franceline CACHAT. Les vitraux du transept sont loin d'être sans valeur, commandés et payés par le Comte JOSEPH de Neuvecelle, ils reproduisent la Ste Vierge et St Nicolas dans le style du Moyen-Age. Le riche coloris et l'harmonie des couleurs sont remarquables. Le Comte de Neuvecelle était verrier à Givors. Les autres vitraux représentent la pêche miraculeuse, la vocation des apôtres, la tempête apaisée. Ils sortent des ateliers MAUMEJAN à Paris. Le curé PAOUR les avait installés en 1938. Il valait la peine de redonner à l'église son style néo-classique qu'elle avait reçu en 1840. La Mairie a entrepris ce travail de restauration durant l'hiver 1998-1999. Les pilastres et leurs corniches ont retrouvé leur importance, leur dignité. Les motifs ornementaux ont donné du relief aux piliers. |
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Le choeur (on l'appelait dans les visites pastorales, le "Sancta Sanctorum" : le Saint des saints) a retrouvé son sens. Il est le lieu de Dieu et des saints. Le rétable de 1894 fait penser à l'iconostase des Orthodoxes ; les deux niches accueillent le patron et le titulaire de la paroisse, auxquels on a joint dans des niches en trompe l'oeil, St François de Sales, patron du diocèse et St Michel. |
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| On ne peut quitter l'église sans lever les yeux vers la coupole qui en domine son centre; les médaillons des 4 évangélistes occupent les supports de la voûte. Dans la coupole, l'artiste a représenté la scène de Jésus et de la Samaritaine au puits de Jacob... Le puits, source de l'eau vive. Il fallait souligner l'importance de l'eau dans ce pays. L'artiste a remplacé l'Ebal et Garizim, montagnes de Samarie, par le profil des Mémises et de la Dent d'Oche... Il ne pouvait planter l'église de Neuvecelle dans ce décor. |
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L'Eglise aujourd'hui |